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recto / verso |
 9782213654386
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Jean-claude Barreau
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Fayard
- 05 Janvier 2011
- Lettres Et Linguistique Critiques Et Essais
- 182 pages, 21.5 X 13 cm, 274 grammes
Prix éditeur : 15.10 € Prix libraire : 14.35 €
habituellement livré sous huitaine Existe aussi en numérique.
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Le conseil de la librairie L’homme, l’argent, la société Le capitalisme serait né en Grande-Bretagne, grosso modo avec la Révolution Industrielle. Alors que le Commonwealth dominait le monde, notamment par son énorme emprise sur les mers. Mais avant cela, on oublie un peu que la plus grande puissance occidentale était… Venise.
Et Venise était la cité de l’Argent. Parce que Venise ne pouvait vivre sans le Commerce. Et que le commerce nécessita de grandes inventions : la comptabilité à partie double, la banque, la lettre de change, ancêtre du chèque, la Bourse.
Jean Claude Barreau, théologien, historien, et conseiller de quelques grands de ce monde, de Mitterrand à Charles Pasqua, est un personnage qui ne se laisse pas aisément classer. Alors que vient-il nous chanter là ? Une Venise proche du génie historique, et un génie qui dure, qui dure sept siècles !
Une Venise qui invente tout sur ce quoi le capitalisme moderne est fondé : la banque, bien sûr, et ses instruments qui existent aujourd’hui de manière presque inchangée dans leur principe. Mais aussi, avant Luther, avant que Max Weber nous invente pratiquement l’éthique protestante du capitalisme, une éthique de la richesse dont on a si longtemps oublié les origines.
A Venise, l’argent obligeait. Obligeait ceux qui le détenaient. A Venise, un patricien, un riche, ne pouvait insulter impunément un gondolier. La Justice Vénitienne, mesurée à l’aune de l’époque, était une des plus égalitaires qu’on puisse imaginer.
Quand on se souvient que le monde chrétien ( et musulman) a longtemps interdit le prêt à intérêt, Venise a , elle, inventé un pricipe qui serait d’une grande actualité aujourd’hui et qui figure peu ou prou dans tous les manifestes « gauchistes » et altermondialistes d’aujourd’hui : la limitation de l’intérêt à une proportion faisant du capital l’auxiliaire du développement commercial et industriel au lieu d’en devenir un jour la seule, pure et abstraite finalité.
Jean-Claude Barreau se fait le défenseur de l'oligarchie vénitienne qu’il propose en modèle pour notre société parce qu’elle inventa un capitalisme intelligent, respectueux de son peuple, fondé sur le sens de l’État de ses élites. En liant le déclin de Venise à la sclérose de ses élites dirigeantes, devenues incapables d’influer sur leur monde, Barreau nous chante un air drôlement contemporain
Jusqu’à la mondialisation qui résonne dans le propos de Barreau : Venise, avec ses arsenaux, son industrie du verre, Venise au centre de l’impression et donc du développement du monde intellectuel, Venise était son propre rempart conter la « délocalistation ».
C’est donc la naissance et la prospérité d’un capitalisme « à visage humain » que Jean Claude Barreau nous décrit et son propos est truffé d’enseignements éclairants et surprenants. Une leçon d’Histoire qui résonne étrangement en ces temps mouvementés, dans ce qu’elle nous apprend à la fois des origines et des finalités.
Une lecture de vacances d’une stupéfiante actualité.
Venise n'a pas toujours été une ville morte, une ville musée saturée de touristes telle que nous la connaissons aujourd'hui. Durant cinq siècles, la Sérénissime fut une cité grouillante, commerçante, souvent belliqueuse, à la tête d'un empire qui domina une grande partie du monde occidental et oriental, avant de céder la place à la Grande-Bretagne.Comment un républicain aussi convaincu que Jean-Claude Barreau peut-il choisir l'oligarchie vénitienne comme modèle pour notre société ? Parce qu'elle inventa un capitalisme intelligent, respectueux de son peuple, fondé sur le sens de l'État de ses élites. Parce qu'avoir de l'argent impliquait plus de devoirs que de droits. Bien avant les protestants de Max Weber et leur célèbre éthique, les Vénitiens inventèrent le capitalisme moderne (la Bourse, les banques, la lettre de change, la comptabilité double), mais aussi l'écologie au quotidien, une certaine forme de laïcité, le non cumul des mandats et la justice égale pour tous. Parce que les riches qui dirigeaient ce monde avaient à coeur de le préserver, de le faire fructifier et non de le consommer. Comment construire un capitalisme à visage humain ? En ces temps de crise, la question est d'une grande urgence. Venise nous donne une partie de la réponse et Jean-Claude Barreau une magistrale leçon d'économie politique.
Essayiste et romancier, Jean-Claude Barreau a été successivement conseiller chargé de l’immigration auprès de François Mitterrand, puis de Charles Pasqua. C’est un habitué des essais décapants : De l’Islam en général et du monde moderne en particulier, et, plus récemment, La Destruction de la France.
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