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  <title>Coups de coeur quartier latin</title>
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  <description>Coups de coeur : quartier latin</description>
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<title>de l'ombre dans une librairie?</title>
<pubDate>Tue, 9 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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  <description>&lt;table&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782265087224&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.titelive.com/224/9782265087224_1_v.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:1px solid #DEDEDE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
  &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Ah, contrairement à ce que vous pensez,  le thème  de ce thriller norvégien ( !) m’a tout de suite  énervé : pensez vous !  des morts mystérieuses  dans une librairie ! une confrérie de lecteurs un peu allumés,  l’odeur du vieux papier qui dégouline de chaque page,  bref, une accumulation  de poncifs dans une histoire ou le  vieux libraires n’aime que les  éditions anciennes, les collectionne religieusement,  où  on lit  Fahrenheit 452  comme une bible,  où des forces mystérieuses s’attaquent à ceux qui veillent  sur la conservation de notre passé…. 

Mais le libraire pouvait-il  échapper à cette lecture ?  Nous ne sommes pas chez Dan Brown, ici.  Le thriller prend un peu plus son temps, le mystère  s’épaissit lentement,  et tout aussi progressivement on se prend à s’intéresser à ces mystérieuses facultés  attribuées à nos libraires  et fous de lecture, d’influencer et de lire les pensées. Bien sûr,  personne ne prendra tout cela au premier degré.  Mais  l’histoire et les personnages prennent leur envol et ,  le postulat des forces de l’esprit une fois accepté,  on  tend vers la suite.. et on ne lâche plus l’ouvrage. 
Mikkel Birkegaard est  un journaliste informatique, et  il s’agit de son premier roman.  Nous lui enfaisons volontiers crédit. C’est un enfant de  mai 68,  devons nous donc lui pardonner cette opposition un peu simpliste qu’il crée entre  la modernité faite de bits et  de bots  d’une part  et  le monde   de la tradition, du savoir, de l’occulte, qui ne s’exprime que sur parchemin  vieilli et amoureusement collectionné d’autre part. 
On aimerait  trouver l’allegorique partout,  interpréter  l’histoire  en symboles et non-dits,  lire entre les lignes  quelque sage réflexion.  
A la réflexion,  Birkegaard  a quand même un peu gaché  son sujet. N’écrit pas  « le nom de la rose » qui veut ! Mais pour qui ne gache pas son plaisir,  voici  donc un thriller  avec  une approche  un peu originale,  et  une construction  robuste.  Voila, je me suis fait  prendre au jeu !&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;</description>
  </item>
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<title>Noire Amérique</title>
<pubDate>Tue, 9 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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  <description>&lt;table&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782743620370&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.titelive.com/370/9782743620370_1_v.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:1px solid #DEDEDE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
  &lt;/td&gt;&lt;td&gt;James Ellroy nous est connu comme  un  auteur de poids. Des romans   comme des pavés, version  pesant sur l’estomac, mais de ces pierres aussi dont on construit l’histoire d’une nation.  « Underworld  USA est  le troisième volet du tryptique entamé avec   « American tabloid » et  « American Death trip » et aussi, sans doute, le plus noir…. 

Quarante années  d’histoire américaine,  et  tout est ici  raconté  du point de vue  de l’ombre.  Le livre  commence  comme un poing dans la figure avec  une  attaque violente et meurtrière  d’un  convoi de la Wells Fargo  en 1964. Suivent pèle mêle  les grands assassinats, Martin Luther King  et J. F. Kennedy, le Watergate,  les démelées de Howard  Hughes  avec la mafia … un catalogue de violence  et  de coups  fourrés. Politiques, services  secrets, brigands des temps modernes , flics, putes, tout  ce qui fait le roman noir  y passe. 131  chapitres, denses, d’une  écriture  serrée, qui ne  se perd pas  en formules,  sèche  et drue  comme des rafales de mitraillettes.  

Ecriture  singulière que celle de Ellroy, difficilement traduisible tant il joue, en Anglais, sur les doubles sens, sur la mélodie et le rythme des mots.  Jean Paul Gratias  a  fait travail d’orfèvre   dans la traduction, qui « pèse »  pourtant  un bon tiers  de plus que le texte original.  

Ce livre est  on ne peut plus romanesque .. et en même temps  il véhicule un tel sens de l’histoire qu’on a du mal à le ranger  dans  le rayon des polars.  C’est, assurément, bien plus qu’une série noire,  malgré la collection ( Rivages/Thriller) dans laquelle il paraît en France.  

Il y a là un souffle, une  énergie concentrée et débordante  et  une noirceur désillusionnée  qui  tranchent entièrement avec le monde édulcoré  de la télévision  et du show-business américain. C’est  donc aussi une somme de contre-histoire, un palliatif à une propagande  de la douceur de vivre.. un rappel salutaire  aux  réalités  dures et viriles  de la société américaine.  

L’époque est sans doute à cela.  Naguère, Brautigam  refletait le rève américain inavoué et flou :  poésie  de la consommation,  paradis artificiels  et  engagements pour un monde meilleur. Le monde n’est pas devenu meilleur,  et Ellroy  nous remet les pendules à l’heure.  

Voici donc sous  des airs de roman noir, un témoignage durable , venant d’un des plus grands  écrivains américains de notre temps.  Ce n’est pas très digeste, c’est même passablement fatiguant, mais  on en redemande, sans plaisir, tant la faim y est.  C’est un drôle de sentiment,  que  de vouloir  en reprendre alors que la satiété  s’affirme.  Comme si rien ne pouvait nous faire  échapper à l’inexorable  de la marche tourmentée  du monde… Cette force  qui nous pousse  à lire au-delà du supportable  c’est un peu cette fatalité de la société humaine confrontée à  ce qu’elle engendre  de pire…  tout en  surmontant on ne sait comment les horreurs  comme  les  détectives  paumés  enjambent les cadavres…&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;</description>
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<title>Colbert: du vice et de la vertu</title>
<pubDate>Mon, 1 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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  <description>&lt;table&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782262032111&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.titelive.com/111/9782262032111_1_v.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:1px solid #DEDEDE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
  &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Que ne  nous a-t-on pas  seriné  sur  Colbert :  père  du protectionnisme français  sous Louis IV,  certes,  mais aussi parangon de vertu,  maître-organisateur   du royaume et, en quelque sorte,  bien plus que Napoléon, père  de l’Administration centralisée de France.  

En sous-titrant sa biographie  de Colbert   « la vertu usurpée » , François  d’Aubert, lui-même  en quelque sorte lointain successeur   du grand Jean Baptiste ( il  fut notamment secrétaire d’Etat au budget)  jette déjà un pavé dans la mare.  En réaction à la vulgate officielle de nos manuels scolaires, qui a fini par  statufier Colbert en héros national,  voici donc une vision tonique   et renouvelée qui fait apparaître un homme bien moins veruteux  que  ne le déclame l’image d’Epinal  qu’il nous en reste. 

Colbert est, pour les  anglo-saxons,  le symbole même de l’interventionnisme de l’Etat -  vu, bien sûr, aujourd’hui comme  du temps de son vivant, comme  un sacrilège contre l’orthodoxie libérale.  A tel point qu’on retrouve  régulièrement des titres  dans la presse anglophone  du genre  « au secours, Colbert revient ! ». Sujet d’une criante actualité donc, qui trouve à la lumière  des  récents événements  de la planète  écologique un  éclairage  d’autant plus nuancé.  

Entre vice  et vertu,  entre bon sens économique  et politique à courte vue,  Colbert est donc à nouveau moderne.  Et au moment ou  un  hebdomadaire parmi les plus sérieux de la planète (« Der Spiegel ») titre  en Une  et sur une douzaine de pages  sur l’institutionnalisation des  sept péchés capitaux dans  la vie  économique  de nos jours,  la lecture  de ces quelques 470 pages  suscite  de la réflexion autre que purement historique. 

De l’image  de l’homme  honnête et désintéressé,  du grand  réformateur,  du roosevelt avant l’heure, il ne reste  qu’une image  ébréchée…. François d’Aubert nous  raconte  une  époque  ou le  roi proclamant  que l’Etat c’était lui  était loin de tirer toutes les ficelles du pouvoir,   un temps où des fortunes  colossales  pouvaient s’accumuler  à l’ombre  des charges  royales,  et un ministre qui, jamais, ne s’est oublié lui-même dans les bienfaits  dont il gratifiai la Nation et la Postérité.    

Ce n’est pas que l’histoire d’un homme qui est ainsi déroulée devant nous. C’ est une  saisissante peinture d’époque,  une description d’un système politico-économique  somme toutes pas  si dépassé  que cela par la modernité. Car on aimerait être sûr  que les  services  rendus,  les prébendes  et autres gratifications  occultes ou publiques , que tout ce système de compromissions  appartient au passé. Qu’il ne soit en rien comparable aux tractation  de l’intelligentsia des Conseils d’Administration, des banques  d’investissement et  des politiques  ignorants et naïfs d’aujourd’hui.  

François d’Aubert préside aujourd’hui aux  destinées  d’une Délégation générale contre les paradis fiscaux. Ce livre, qui se lit non comme un roman, mais  presque comme une enquête du « Canard Enchaîné »,    vient a point pour lui rappeler  que derrière les  déclarations et les adresses à la mémoire  historique,  le monde  est fait de petitesses et de rapacités. Entre la politique  de 2010 et la mémoire  de  1650,  quelques leçons sont  à tirer.  François d’Aubert montre de la hauteur de vue et  replace l’homme dans  son  siècle…  quelques dizaines  de pages  consacrées  au colbertisme  posthume  ne sont certes pas inutiles.  Leur développement  aurait sans doute mené  à faire  de cette biographie un traité  d’analyse  économique -  sans doute moins lisible  et plus contestable.  Avec  sa vaste bibliographie, l’ouvrage  donne cependant tous  les outils  à celui qui voudrait reprendre  cette analyse, et ce n’est pas le moindre mérite de l’ouvrage…                                                                                -ds&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;</description>
  </item>
<item>
<title>Aubenas, Wallraff et les autres.....</title>
<pubDate>Mon, 1 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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  <description>&lt;table&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782879296777&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.titelive.com/777/9782879296777_1_v.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:1px solid #DEDEDE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
  &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Il est difficile  d’échapper à l’ouragan Aubenas:  paru le 18 février  dernier,  « Le quai de Ouistreham »  s’avère déjà comme LE  phénomène  éditorial de ce  début d’année 2010.  
Et  à juste titre ! Florence Aubenas,  que tant de gens connaissent depuis  son  « aventure »  d’otage  en Irak, n’arrête pas de rebondir.  Un grand  reporter  qui  se lance dans le plus petit des mondes,  celui des moins-que rien, celui  des « invisibles »,  celui  des innombrables  tacherons  de ce monde,  qui, en France, naviguent entre  sans-papier  et RMI( pardon, RSA) , entre  CDD et Pole  emploi,  entre frigo vide  et  assistante sociale.   Ils sont des millions  a  faire une, deux heures  de route pour a peine  autant de temps de travail, au SMIC.  Bref,  Florence  est allé là ou était allé naguère  Günther Wallraff, cet autre journaliste  de l’indicible,  Turc en Allemagne.  Et elle en a ramené un récit qui ne  se parcourt pas, mais qui se lit de bout en bout avec  émotion, avec  rage, avec consternation. Oui, c’est en France, c’est aujourd’hui,  et c’est le quotidien de milliers  de femmes de ménage.  

Pendant six mois  Florence  est allée  en Normandie,  avec  un CV  « sans qualification », une identité   de femme larguée,  chercher  du travail, n’importe quel travail,  du travail de quoi vivre un peu.  Et elle raconte : la galère,   pole emploi,  les collègues, le travail, le regard des autres. Regard  sur une caste invisible à défaut d’être intouchable,  les prolétaires de notre temps. 

Florence Aubenas  ne  dénonce pas sur le mode  revendicatif. le constat nous est laissé à faire : il est triste,  réaliste, sans grand espoir.  Le livre  de Florence  Aubenas  est autre-chose  qu’un reportage.  C’est  une oeuvre. Ne  fût-ce  la criante  actualité,  on  dirait : un roman, tant  la fiction parfois  dépeint mieux le  réel que  le récit. Il y a du Zola chez  cette femme-là,  et  ce succès  de librairie est de bon  aloi pour notre  époque.  Se pourrait-il  que nous soyons capables de  réveil ?  Pouvons nous percevoir, au-delà de  la  commisération, l’enjeu fondamental que soulève  l’existence, aujourd’hui comme il y a un siècle,  d’un Lumpenproletariat  dont  se nourrit quasiment voracement la société qui se montre.  

De ce livre, des images fortes restent en tête. Et le moindre mérite  de Florence  Aubenas   n’est pas  d’avoir su faire oublier, dans  ces six mois de vie clandestine comme dans son écriture alerte  et sensible  la journaliste vedette qu’elle est. On ne sent pas la parisienne, on ne sent pas la star.  Et les innombrables interviews  qu’on lit, entend et voit en ce moment dans la promotion  du livre  confirment un sentiment diffus que la lecture  a semé : cette femme  n’est ni une sainte ni  une esbroufeuse. Elle est nous,  elle a vécu ,  elle nous aide à voir avec les yeux et  avec le cœur. 

Dans les semaines qui viennent  parait d’ailleurs,  à La Découverte,  un autre ouvrage  de la même  veine :  de Günther  Wallraff, précisément,  « Parmi les perdants du meilleur des mondes » , un recueil de 8  reportages  dont le titre  aurait bien pu  faire le sous-titre de celui  d’Aubenas… 

On est peut-être seule dans la misère,  mais  on n’est plus seuls pour en parler….&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;</description>
  </item>
<item>
<title>La philo  comme vous  auriez toujours aimé qu'on vous la dise</title>
<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<link>http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782714445520</link>
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  <description>&lt;table&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782714445520&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.titelive.com/520/9782714445520_1_v.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:1px solid #DEDEDE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
  &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Un auteur  a defrayé la chronique pendant la plus grande partie de l’année  en Allemagne  et ce n’est  ni un romancier à l’eau de rose ( encore que…) ni un  polémiste. Plus  d’un millions  d’exemplaires vendus  et  des dizaines  de semaines en tête  des ventes :  Richard  David Precht tient à la fois  de Richard Werber  par son sens  de la vulgarisation  et  de   Jostin Gaarder  (« le monde de Sophie ») pour le  projet ( et le succès) éditorial. 

Le livre  qui l’a ainsi propulsé  au firmament est  désormais traduit en Français sous le titre approximatif de  «Qui suis-je et si je suis combien ? Voyage en philosophie»,  Titre qui ne rend pas bien l’humour  absurde  contenu dans  le titre original  « Wer bin  ich, und  wenn ja,,  wie  viele ? « ,   produit d’une nuit de beuverie luxembourgeoise, car l’énergumène est marié à la présentatrice du journal télévisé luxembourgeois tout en vivant  à Cologne.  
Il  en fallait sans doute au moins autant  dans l’esprit d’ouverture pour  traiter ainsi, brillamment,  les philosophes de tous les temps sur un pied d’égalité.   Si « le voyage de Sophie »  était une initiation, sommes toutes  fort banale à la vie  et à quelques  saillances des philosophes  très connus,  le livre de Precht  emprunte une  autre voie : celle de l’actualisation, parfois  déconcertante,  de la pensée philosophique  dans des questions qui mettent l’homme d’aujourd’hui au centre de la pensée du passé. 
Les  chapitres sont courts et percutants  et se lisent quasiment comme une collection d’aphorismes, tellement ils laissent la place  à une vision personnelle qui n’est jamais imposée et qui  ouvre  de grands blancs  dans lesquels le lecteur  insère volontiers  sa  valorisation personnelle du sujet.  Du fonctionnement de l’entendement et du cerveau à la bioethique,  tous les thèmes sont traités  à la fois avec  une  belle hauteur de vue  et un sens du pratique  qui sort le livre  de la littérature  philosophique pour le placer d’emblée dans  le domaine de l’accomplissement personnel  
Grande modernité donc, dans un  sujet  faisant la part entre enquête  journalistique  et vulgarisation historique. 
L'ouvrage suit astucieusement le fil des trois questions de  Kant : «Que puis-je savoir? Que dois-je faire? Que suis-je en droit d'espérer?» Precht est d’ailleurs très kantien dans  ses approches, cela peut plaire ou déplaire.  En tout cas il réussit une  rare synthèse  entre vulgarisation  de la pensée  des autres  et incitation à la pensée personnelle.  Le livre ne se pose pas  aisément, ou alors  c’est pour prendre le temps d’une réflexion personnelle.  Et on se prend plus d’une fois  à retourner en arrière  pour découvrir une autre piste, ou  tout simplement reprendre un raisonnement abandonné trop vite.  
Ce livre  est un stimulant extraordinaire  pour le commun des mortels que nous sommes.  Des esprits  chagrins  et germanopratins vont nous expliquer  très savamment  combien  cette approche  journalistique de la  chose philosophique  est superficielle et insuffisante.  Pour ma part  j’ai  beaucoup de gratitude  pour un auteur  qui m’ouvre, en un seul livre,  et avec  tant d’effacement personnel, la porte  du monde si subtil  de la pensée.  C’est un volume qui reste  dans la bibliothèque personnelle  et  qui  donnera, j’en suis sûr, de nombreux points de départs à des lectures nouvelles de textes anciens.                                                                           –ds&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;</description>
  </item>
<item>
<title>la religion, la politique, le sexe et l'amour</title>
<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<link>http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782221113783</link>
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  <description>&lt;table&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782221113783&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.titelive.com/783/9782221113783_1_v.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:1px solid #DEDEDE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
  &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Nous  faisons grand cas aujourd’hui   de la  burqa, du voile intégral, de l’excision et en général de toutes les contraintes que  les religions (celles des autres) prétendent exercer  sur la   vie sexuelle,  en singulièrement celle des femmes.  Mais  nous oublions un peu vite  combien  le catholicisme (ou devrions nous dire   juste  l’obscurantisme, tant  les cultes  se rejoignent dans cet aspect pour en fait n’en faire  plus qu’un, avec  tant de points communs et si peu de  différences…) a lui aussi  prétendu régenter la vie intime.  

A vrai dire  l’histoire et l’Histoire  que nous raconte Jean Guy Soumy  est multiple. Autant elle dresse le réquisitoire de la bêtise infâme  d’une  hiérarchie religieuse venue au faîte de sa puissance temporelle  au 17e siècle, celui de la Maintenon et du roi-soleil, et vraiment pas  si loin de nous – autant elle pourrait, on l’imagine, aussi bien traiter  de cette autre religion rigoriste, le calvinisme, tout juste  « extirpé » de France par le bras armé et génocidaire du roi de France et pour laquelle le conteur ne cache pas  sa sympathie en l’occurrence.  

Le livre  de Soumy réussit à nous émouvoir parce qu’il  nous peint  toutes les facettes de l’époque : les intrigues de cour autour de la construction de Versailles,  la guerre de religion, vue comme  une guerre civile ou même une guerre de clans, sans grand rapport avec la moindre question philosophique,  avec  des personnages centraux attachants et loin  des d’Artagnan triomphants  ou des beaux  seigneurs.  

C’est une France sombre  qui  se déroule sous nos yeux,  au bord de la famine,  et  flirtant à tout moment avec l’infâme.  Les soieries de cour ne sont évoquées que pour marque l’incongru  et tout cela annonce bien la Révolution à venir, la montre comme non seulement inévitable mais  nécessaire. 

Le congrès dont il est question ici est l’issue  du procès  religieux qui est fait  à un bâtisseur du roi,  insuffisamment bigot,  marié pour le meilleur et pour le pire à une  femme d’honneur,  « nouvelle convertie »,  autant dire   soupçonnée  d’hérésie  permanente. Et que leur reproche-t-on ?   De ne pas avoir « consommé » le lien du mariage,  de s’être unis dans  l’état  de présumée impuissance du mâle  et de bafouer ainsi l’institution. .  Oui, l’Eglise ne pourchassait pas le sexe en ces jours-là,  elle le rendait obligatoire  et  en voulait la preuve dans les conditions  les plus sordides:  un  viol conjugal organisé pour l’édification d’une assemblée de prélats, eux-mêmes  théoriquement interdits de plaisirs sensuels et quotidiennement parjures. « Dresser, pénétrer, mouiller »,  voilà  la tâche  à laquelle doit  s’adonner notre présumé coupable, sous les yeux de cette assemblée.  L’amour peut-il survivre ?  

Le style  de Soumy a quelque chose  d’attendrissant : il navigue entre la simplicité  de la pensée pure  et  l’ornementation  de la langue de l’époque . Mais surtout sa peinture  des choses, toujours empreinte d’une infinie humanité,  attentive à tous les travers communs comme  aux petites  grandeurs de l’existence – tout cela  régale le lecteur  simplement, sans traits d’humour graveleux, sans effets de manche. 

Il y a la  grande littérature, celle qui se montre et fait des vagues… et il y a des livres qu’on lit par hasard  et qui vous marquent d’autant plus que vous auriez très bien pu ne pas les voir.   « Le Congrès «  est de ceux-là : un livre qui ne marque pas l’histoire mais qui la raconte et  dont la lecture s’avère après  coup  inoubliable : c’est de la même nature  que  « le Parfum »  de Susskind  ou que  « Mangez-le… »  de Teulé :  l’histoire  pas si lointaine, celle de nos pères et mères,  vu par l’œil  du commun à la place de l’hagiographie des grands hommes. Oui c’est de cela que tout est fait : d’humanité, de bassesse,  et  le monde poursuit sa  course folle quand nous nous arrêtons un moment pour le regarder en face… ou pour regarder en arrière….                   -ds&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;</description>
  </item>
<item>
<title>de la plume  au doigt</title>
<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<link>http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782246742715</link>
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  <description>&lt;table&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782246742715&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.titelive.com/715/9782246742715_1_v.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:1px solid #DEDEDE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
  &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Deux  vedettes  de librairie  pour un volume d’entretiens au titre racoleur et provocatuer : « N’espérez pas vous débarrasser des livres »  -en voilà trop !  Oui, contrairement à ce qu’on imagine  de la part  du librairie,  j’ai longuement hésité  avant de prendre en main cet opus. Déjà la forme : livre  d’entretien, en général cela recouvre un truc mal torché, vite fait, sur un sujet  d’actualité, bref un genre  d’article du Nouvel Obs  étiré  pour en faire un  objet de librairie – généralement vite oublié. 

Que nenni cette fois ! Jean Philippe de Tonnac,  qui a coordonné et mis en forme ce foisonnement de pensée  et d’anecdotes n’en est pas  à son coup d’essai : il avait déjà  réuni nos protagonistes  (avec  d’autres) dans  « Entretiens sur la fin des temps » (Pocket, 1999). Et il faut dire  que ce qui aurait pu former une matière assez ardue  et pour tout dire  peu engageante  trouve ici  une forme tout-à fait adaptée. Avouons-le, il faut  une dose  d’abnégation pour  se lancer  dans  certains traités d’Eco, qui comme Bourdieu et d’autres  grosses têtes  ne se donnent pas toujours la peine d’inviter intellectuellement le lecteur ordinaire à leur table. 

De  quoi nous parlent-ils ici ?   La thématique de départ semble assez clairement ressortir du titre :  l’ère informatique, internet, le livre électronique,  vont-ils  effacer le livre sous la forme que nous connaissons ? La thématique n’est pas  si nouvelle : dans « Fahrenheit 451 », plus connu par le film  que par le livre, Bradbury déjà nous contait cette horrible perspective ou une poignée d’irréductibles  apprennent les livres par cœur pour les sauver de l’autodafé d’une sombre dictature.  Depuis, la guerre froide  n’est plus et la dictature qui nous guette  serait plutôt celle de la marche  cancéreuse  du progrès technique : fascinante, incontrôlée, inattendue et  impalpable. 

Il y a donc quelques chapitres autour de ce thème, qui concluent, à notre soulagement, mais sans  grande certitude futurologique, que cette chose  horrifiante  n’arrivera pas. Pour celui qui a déjà cherché une librairie dans Los Angeles  cette conclusion  revient plus à une  conjuration qu’à une analyse du  réel, mais peu importe : la manière dont  l’humanité  a appris a écrire,  est passé des « volumina » ( écriture en rouleaux)  à la forme devenue pérenne  du codex (le livre)  valait bien la peine qu’on  s’y penche. 

Le livre  est comme la roue ou la petite cuiller, nous dit Eco : une invention parfaite, qui ne peut s’améliorer.  Ce en quoi tous les lecteurs  applaudiront, qui ont essayé sans conviction  de mettre un écran à la place  des pages qu’on tourne : l’oublier à la plage, l’emporter dans son bain, corner et annoter des pages,  le passer à un ami – ah  toutes ces choses que l’électronique nous propose de faire métaphoriquement montrent  donc bien que nous avons besoin d’elles  réellement. 

Mais cette actualité n’est ici qu’une mise en bouche pour  des  échanges  revigorant et  jubilatoire sur l’amour  des livres   de nos deux  géants.  Tous deux  sont des collectionneurs et rats de bibliothèque.  Et ici encore,  on ne s’arrête pas   sur le plaisir des vieilles pages, l’odeur du papier ou la texture du cuir ancien.  Non,  nous avons droit, sous couvert de conversation de passionnés,  à toute une analyse  sur la mémoire, la permanence de la pensée, sa matérialisation dans l’écrit,  et aussi sur l’art et l’intérêt du faux et de l’erreur, de la bêtise même.  L’inconsistance que représente l’accumulation de niaiserie et d’erreur  dans  ce qu’on appelle « blogosphère » est-elle comparable à  la crasse erreur qui entache l’œuvre  d’un  Athanasius Kircher ( que vous ne pouvez plus ignorer depuis que le  presque-Goncourt et vrai Médicis Blas de Robles en a fait le héros indirect de son « Là ou les Tigres  sont chez  eux »). 

Il  est donc permis de penser que l’obscurantisme  n’est pas forcément dans  la vénération des formes du passé  mais peut très bien  se retrouver dans l’adhésion  irrémédiable aux engins induits de la modernité.  Mais  rien n’est sûr, l’histoire  a de ces rebonds… 

Eco et Carrière sont assurément des gens  qu’on aimerait « avoir à dîner ». Et ce petit livre  nous fait participer autant que faire se peut à  leur banquet.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;</description>
  </item>
<item>
<title>Fantomes et souvenirs</title>
<pubDate>Mon, 1 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<link>http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782070128204</link>
<guid>234039</guid>
  <description>&lt;table&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782070128204&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.titelive.com/204/9782070128204_1_v.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:1px solid #DEDEDE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
  &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Je voudrais vous faire découvrir Jean-Jacques Schuhl, un écrivain rare: il vient de publier son  quatrième livre depuis 1972. Il a aussi un rare talent.

	Il est né en 1941 à Marseille, il est entré en littérature  avec Rose poussière, paru chez Gallimard en 1972. Quatre ans plus tard il sortait Télex n°1 chez le même éditeur; puis plus rien jusqu'à l'an 2000. Mais en l'an 2000, ce fut un coup de maître: son roman Ingrid Caven obtint le prix Goncourt. 

	Et aujourd'hui vient de paraître, toujours chez Gallimard, certains éditeurs sont fidèles, Entrée des fantômes, un beau titre pour un beau livre, difficile à raconter mais qu'importe, j'essaierai tout de même.

	Charles, un écrivain qui n'est pas sans rappeler l'auteur, vit en face d'un immeuble qui sert de dépôt d'archives  à l'ambassade de « la Russie des Tsars et de Staline, devenue par la suite une simple annexe à moitié désaffectée. » Toute la nuit une fenêtre, au quatrième étage, juste en face de son appartement, demeure éclairée où veille un veilleur qui le surveille -ou, du moins, le croit-il.

	Charles a des amis, un restaurateur chinois lettré et le réalisateur Raul Ruiz. Celui-ci lui propose un jour de jouer le rôle du chirurgien dans Les mains d'Orlac. Le film mythique aura un nouvel avatar. « Banco », répond Charles, fasciné qu'on puisse lui proposer d'être cette créature du Mal.

	A partir de ce moment-là, entrent les fantômes au milieu des souvenirs et des divagations.

	Et nous, lecteurs, sommes sous le charme de cette écriture fluide et légère, aux parfums nostalgiques des livres de notre jeunesse....                        -jfl&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;</description>
  </item>
<item>
<title>Blessures divines</title>
<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<link>http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782070126354</link>
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  <description>&lt;table&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782070126354&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.titelive.com/354/9782070126354_1_v.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:1px solid #DEDEDE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
  &lt;/td&gt;&lt;td&gt;C’est un second roman,  c’est une  révélation.  Dans  « La blessure et la Soif » Laurence Plazenet déroule et enchevêtre le fil de la passion amoureuse en faisant chanter la langue française d’une manière incroyable. C’est au style  que je voudrais m’arrêter avant toute chose, tellement cette écriture limpide,  faite de phrases courtes et ciselées, qui se répondent parfois en canon,  fait mouche, vous laisse coi, vous entraîne a reprendre le livre ,  à revenir en arrière pour vous délecter à nouveau. Mais c’est aussi une écriture pleine de déliés,  de non-dits  furieusement présents. Et tout cela construit  de l’émotion mieux que des mots qui  la disent.  

C’est un roman de femme, bien sûr, tellement la primeur va toujours  à l’émotion.  Mais c’est un roman d’hommes aussi, d’hommes blessés, d’homme pris dans l’engrenage de la guerre  virile, pour lesquels l’amour fou est indiciblement inavouable. Soif d’absolu, blessures de la chair et de l’âme, le tragique est partout et pourtant l’impression qui reste  est celle  de la beauté paisible de la vie des hommes. 

La toile de l’époque, le temps de la Fronde en France et la dynastie des Ming mourante en Chine, est fort adroitement tissée et le roman prend des  allures de fresque historique  parfois hallucinante de précision dans l’anecdote  et le fond… 

Lecture jouissive et jubilatoire ! Une grande plume est née.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;</description>
  </item>
<item>
<title>Tout savoir et penser sur le numérique</title>
<pubDate>Sun, 6 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<link>http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782081235632</link>
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  <description>&lt;table&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782081235632&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.titelive.com/632/9782081235632_1_v.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:1px solid #DEDEDE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
  &lt;/td&gt;&lt;td&gt;En prenant de la hauteur face aux polémiques, en décortiquant les enjeux philosophiques, scientifiques et socio-politiques de la numérisation du savoir, et notamment du livre, les auteurs fournissent une somme de réflexions fondamentales et stimulantes. Ils se retrouvent complices au sein d’Ars Industrialis, une très intéressante association de grands esprits dont les travaux trouvent leur passionnante matérialisation dans cet ouvrage dont le titre ingrat camoufle injustement la haute tenue.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;</description>
  </item>
<item>
<title>Tout savoir et penser sur  le numérique</title>
<pubDate>Sun, 6 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<link>http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782081224926</link>
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  <description>&lt;table&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782081224926&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.titelive.com/926/9782081224926_1_v.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:1px solid #DEDEDE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
  &lt;/td&gt;&lt;td&gt;En prenant de la hauteur  face aux polémiques,  en  décortiquant  les enjeux philosophiques, scientifiques et socio-politiques de la numérisation du savoir,  et notamment  du livre, les auteurs  fournissent une  somme de réflexions fondamentales  et stimulantes. Ils  se retrouvent complices au sein  d’Ars Industrialis, une très intéressante  association de grands esprits  dont les travaux trouvent leur  passionnante matérialisation dans cet ouvrage  dont le titre  ingrat camoufle  injustement la haute tenue. 

Disponible également, évidemment, en version  électronique&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;</description>
  </item>
<item>
<title>S'il n'en faut lire qu'un....</title>
<pubDate>Mon, 1 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<link>http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782234062597</link>
<guid>233334</guid>
  <description>&lt;table&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quartier-latin.fr/detaillivre.php?gencod=9782234062597&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.titelive.com/597/9782234062597_1_v.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:1px solid #DEDEDE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
  &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Alain Finkielkraut revient sur neuf livres, sans doute le cœur de sa bibliothèque idéale, pour  replacer le roman  dans  une vision plus  philosophique -  même parfois entomologique – de la  société humaine.  La manière  dont les destins individuels et  collectifs  se croisent, se nouent, se désespèrent,  voila la trame de cette  relecture, de cette  micro-anthologie.  

C’est écrit par un homme  qu’on met  habituellement dans le rayon  « philosophes ».  Dois-je le ranger, cette fois  côté « critique littéraire » ?  Joyeux dilemme pour un  libraire.  Mais  ce volume clame, lui-même sa place.   Sur la table des nouveautés, des livres  qui se vendent,  au milieu. Puis, plus tard, sans doute du côté  des livres qu’on garde pour soi,  et peut-être  de ceux  que les enseignants  recommanderont à leurs  boutonneux lycéens ou ambitieux capésiens.  

Mais pour l’heure, c’est un livre pour tout le monde.  Un livre écrit de manière gourmande, simple,  sans affect.  Un livre d’une taille  « normale » alors qu’il aurait pu faire mille pages.  Un livre qui se lit en  un dimanche…  et surtout un livre qui donne  envie, tellement envie,  de lire et de relire. 

Le propos :  Finkielkraut nous raconte des histoires que d’autres nous ont déjà racontées.  De Kundera à Philippe Roth,  de Camus à Dostoïewski,  il s’agit toujours de l’Homme, de la vie, de l’inévitable,  de l’insoutenable légèreté, de l’existence.  Il glisse, comme entre deux pages on mettrait  des notes  qui ne tiennent pas en marge,  la vision qu’on peut en avoir  en s’extrayant du récit : ces romans sont philosophiques,  même  s’ils ne voulaient pas l’être. La  raison, si facile à manœuvrer  est, dans ces œuvres-là, mue  et fouettée par l’émotion. Notre  cœur se met à penser, notre esprit ressent.  L’homme pense, Dieu rit. Repenser après avoir eu le délice de se laisser emporter. 

A force  de vouloir  être accessible,  Finkielkraut aurait pu devenir didactique. Mais non. A part quelques (édifiants) renvois bibliographiques,  nulle part ne transparaît le prof de lycée.  Une lecture modeste, 280 pages  qui se lisent facilement, un style   sans effets qui s’efface derrière l’envie de partage. Dire l’indicible ? Si dire   comprend aussi  l’effet d’être entendu et compris, oui, alors Finkielkraut nous dit ici des choses essentielles sur l’homme tel qu’il vit et souffre avec les hommes, et mieux  que dans  beaucoup de traités plus savants.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;</description>
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