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 9782070126354
- Editeur : Gallimard
- Collection : Blanche
- Parution : 20 Août 2009
- Genre : Littérature Française Romans Nouvelles Correspondance
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564 pages, 20.5 X 14 cm, 552 grammes
Prix éditeur : 23.50 € Prix : 22.33 €
habituellement livré sous huitaine
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Le conseil de la librairie
Blessures divines
C’est un second roman, c’est une révélation. Dans « La blessure et la Soif » Laurence Plazenet déroule et enchevêtre le fil de la passion amoureuse en faisant chanter la langue française d’une manière incroyable. C’est au style que je voudrais m’arrêter avant toute chose, tellement cette écriture limpide, faite de phrases courtes et ciselées, qui se répondent parfois en canon, fait mouche, vous laisse coi, vous entraîne a reprendre le livre , à revenir en arrière pour vous délecter à nouveau. Mais c’est aussi une écriture pleine de déliés, de non-dits furieusement présents. Et tout cela construit de l’émotion mieux que des mots qui la disent.
C’est un roman de femme, bien sûr, tellement la primeur va toujours à l’émotion. Mais c’est un roman d’hommes aussi, d’hommes blessés, d’homme pris dans l’engrenage de la guerre virile, pour lesquels l’amour fou est indiciblement inavouable. Soif d’absolu, blessures de la chair et de l’âme, le tragique est partout et pourtant l’impression qui reste est celle de la beauté paisible de la vie des hommes.
La toile de l’époque, le temps de la Fronde en France et la dynastie des Ming mourante en Chine, est fort adroitement tissée et le roman prend des allures de fresque historique parfois hallucinante de précision dans l’anecdote et le fond…
Lecture jouissive et jubilatoire ! Une grande plume est née.
Présentation
La Fronde bouleverse la France. En Chine, la dynastie des Ming agonise.
Deux hommes aiment éperdument des femmes qu'ils tremblent de perdre. L'un est Français, l'autre Chinois. Le premier, M. de La Tour, proche des jansénistes et de Port-Royal, tombe passionnément amoureux d'une dévote. Le second, Lu Wei, assiste à la fin d'un monde : la culture raffinée des Ming est remplacée dans la violence par les usages grossiers des envahisseurs mandchous, les Tsing. Dans le chaos, chacun d'eux cherche à sa manière la vérité et la justice.
Des continents les séparent : M. de La Tour et Lu Wei ne devraient pas se rencontrer. Mais l'amour fou, Dieu et le Vide vont avoir raison des continents, des océans : désespéré par la rupture avec celle qu'il aime, ne supportant plus ce Port-Royal où il a tenté en vain de retrouver la sérénité, M. de la Tour, avec l'énergie du désespoir, s'embarque pour la Chine où il ne tarde pas à croiser les pas de Lu Wei.
Pendant douze ans, ensemble, les deux hommes s'efforcent de briser l'absence qui les ronge, la privation, la ruine, les spectres du deuil. Ils leur opposent la fidélité, l'extase. Jusqu'au jour où M. de La Tour comprend que Port-Royal, Louis XIV et la femme qu'il aime l'attendent encore, et que le temps est venu de prendre le chemin du retour. Mais auquel de ces trois appels choisira-t-il d'obéir, lui dont la vision du monde a été bouleversée en profondeur, à son insu, par ce long séjour au-delà des mers ?
La presse en parle
Dès le prologue - qui s'ouvre sur ces mots glaçants : "Ils ont coupé mes mains" - on est saisi par la beauté de la langue, mélange vénéneux entre le phrasé de l'époque, la prose d'un Claudel et le style des maîtres asiatiques. La précision de la documentation ne gangrène jamais la fluidité de cette méditation sur Dieu et la folie humaine, le dénuement et l'amour - qui, selon Laurence Plazenet, "n'a pas de visage ni de récipiendaire. Il est le silence". Voilà en tout cas un modèle d'équilibre entre le yin de l'intelligence et le yang de l'émotion.
(Baptiste Liger - L'Express - 07/01/2010)
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